UN PEU D'HISTOIRE

Un peu de théorie

Histoire

Qu'est ce que la réflexologie

HISTOIRE ANCIENNE

Les réflexothérapies sont présentes depuis des siècles et donc empiriques dans leurs pratiques. Elles se retrouvent sur tous les continents, transmises à l’oral dans un premier temps, c’est aussi avec des dessins et de sculptures qu’elles deviennent de plus en plus empreintes. En Chine antique le pied était traité pour stimuler tout le corps et trouver les régions perturbées. Le plus vieil ouvrage, le traité de médecine chinoise, le « Nei ching » comprenant une partie du traitement par acuponcture. En Asie (en Inde) avec les pieds de Vishnu où tous les éléments de l’univers sont représentés. Vishnu est considéré comme celui qui préserve l’univers et par analogie celui qui conserve l’harmonie au sein du corps le corps étant un microcosmos). L’empreinte du pied de Buddha est gravée dans une roche à Kusinara ainsi qu’au monastère de Tentai. Les pieds incrustés de nacre du « Bouddha allongé » représentent à la fois le symbole de son corps et tous les éléments de l’univers.

Au Pérou, les Incas auraient transmis leur savoir aux Indiens d’Amérique du Nord dont la tribu Cherokee. Certains de leurs récits seraient sur la pratique de la réflexologie, transmis de générations en générations.

La plus ancienne représentation de la réflexologie remonte à l’Egypte ancienne par une fresque retrouvée à l’entrée du tombeau des médecins d’Ankhmahor à Saqqarah.

La traduction du hiéroglyphe : « Ne me fais pas mal » le praticien répond : « Je ferais en sorte que tu me remercie. »

HISTOIRE PLUS RECENTE

En occident, la réflexologie se pratiquait au XVIème siècle dans les classes prolétaires et par des médecins au service de la couronne.

En 1582 les docteurs italiens ADAMUS et ATATIS ont écrits le plus ancien ouvrage de réflexologie connu. A la même période, le docteur Ball publia un livre sur le sujet.

En 1893, Sir Henry Head découvre que certaines zones de la peau devenaient hypersensibles quand un organe est malade. Il établira ce qu’on appelle « les zones de Head ».

En 1902, Alfons Cornellius en Allemagne publie un ouvrage intitulé « points de pression, origine et implications ».

Le docteur russe Ivan Pavlov, prix Nobel de médecine en 1904, fait des travaux neurologiques sur les réflexes. 

En 1917, le docteur William H. Fitzgerald, laryngologue, publie son premier ouvrage, « le procédé de thérapie zonale », décrivant la façon dont il soulageait la douleur avec l’aide d’instruments, en exerçant une pression spécifique sur les mains.

Les travaux de ce dernier sont repris par le docteur Riley, qui rajoute des zones aux pieds et les mains. Eunice Ingham kinésithérapeute américaine, reprend la théorie et l’affine. Elle élaborera dans les années 30 une cartographie des pieds. Elle publiera en 1938, « Stories the feet have told » (des histoires que tes pieds peuvent raconter). Elle reste la mère de la réflexologie. Dwight C. Byers son neveu, développera cette technique et calquera une cartographie sur les mains. Directeur de l’institut international de réflexologie (IIR), il se consacrera à la pratique et à l’enseignement de la réflexologie.

« La méthode Originale INGHAM » est reconnue à l’heure actuelle internationalement.

En 1960, Doreen Bayley, infirmière, introduit la réflexologie en grande Bretagne après avoir étudié avec Eunice INGHAM.

La Fédération Française des réflexologues verra le jour en 1998.

 

Ces deux médecines douces et naturelles font partie de l’histoire de l’humanité depuis des siècles. La déesse guérisseuse Isis serait sûrement favorable pour l’association réflexologie et aromathérapie.

Qu'est ce que l'aromathérapie

HISTOIRE ANCIENNE

40 000 ans avant notre ère, les peuplades aborigènes d’Australie connaissaient déjà un certain emploi de leurs plantes aromatiques, dont ils inhalaient les fumées pour traiter des affections respiratoires. Les fumigations évolueront pour donner par la suite l’inhalation. Des ongues et pâtes à base d’argile et de plantes finement broyées servaient pour les blessures et autres plaies cutanées.

L’Inde se caractérise par une biodiversité végétale aromatique (« la route des épices »). Les plantes aromatiques sont de longue date à l’honneur dans le traitement des troubles de la santé et sacrifices religieux.

En Chine, plus de 3500 ans avant notre ère, apparaît le plus ancien traité de phytothérapie, annonciateur de nos pharmacopées actuelles.

Autour du bassin méditerranéen, l’usage des plantes aromatiques occupaient une place prépondérante aussi bien dans la vie quotidienne que lors de rituels. C’est en Égypte, entre 3000 et 2000 ans avant notre ère, que l’usage des plantes aromatiques atteint un développement important. Vers 1500 avant J-C les écrits d’Imhotep (médecin guérisseur du pharaon Djéser), indiquent des recettes proches de celles de l’aromathérapie actuelle.

La recette du plus célèbre des parfums antiques sacré, aura réussi à traverser les siècles pour venir jusqu’à nous. Le Kyphi. C’est un parfum sous forme solide, une sorte d’encens sacré, la recette est retrouvée à plusieurs endroits en Egypte, sur papyrus, ou gravée dans différents temples.

Hippocrate, père de la médecine, indiquait l’utilité des bains aromatiques. Il lutta contre les épidémies et la grande peste en brûlant plusieurs plantes aromatiques.

Théophraste, auteur du traité des odeurs, remarque l’intérêt thérapeutique des parfums et observe les principes fondamentaux de l’action des huiles essentielles sur les organes internes.

Dioscoride rédigera un ouvrage de phytothérapie qui constituera une référence pour toute la médecine occidentale pendant un millénaire.

Au début du XVIIème siècle, l’histoire des voleurs qui conçurent un vinaigre aromatique pour se protéger de la peste afin de détrousser les pestiférés est désormais une histoire qui est encore souvent contée de nos jours. Sa composition restera inscrite au codex pharmaceutique jusqu’au XXème siècle.

 

HISTOIRE PLUS RECENTE

La France occupe la première place dans l’histoire de l’aromathérapie moderne. On pense à la région de Grasse et son rôle dans la parfumerie, mais de nombreux médecins et scientifiques ont permis à l’aromathérapie de gagner sa place de médecine moderne.

Le terme aromathérapie fut forgé en 1928 par Mr René Maurice Gattefossé.

L’arrivée de la civilisation industrielle, entraînera un oubli presque total de l’utilisation thérapeutique des huiles essentielles. Dans les années 60, Jean Valnet en amorce la renaissance.

Depuis les années 70, des médecins, pharmaciens, biologistes et chercheurs collaborent bien souvent afin d’étudier les huiles essentielles et poursuivent et suscitent des travaux en aromathérapie. Citons quelques noms de référence dans le monde de l’aromathérapie : Pierre Franchomme (concept de chémotype), Daniel Pénoël, Marguerite Maury, Dominique Baudoux, Elske Miles…

L’aromathérapie scientifique ouvre aux médecines naturelles une voie nouvelle vers la renaissance de son intérêt et de son utilité pour la santé des Hommes.

“Les plantes ont toujours servi l’être humain, elles l’ont nourri, abrité et soigné. Les vertus médicinales des plantes sont issues de la sagesse de la terre combinée à celle de l’univers.” Dr Malte Hozzel.

L’aromathérapie, guérir avec l’âme des plantes…